Ant-Man et la Guêpe

Size matters !
On dit que ce n’est pas la taille qui compte, mais être à la bonne échelle, être à niveau dans le monde qui nous entoure est certainement primordial.

C’est assigné à résidence, suite à ses exactions en Allemagne avec Capitaine America (Captain America : Civil War), que l’on retrouve notre micro-héros (Paul Rudd), en mode cocooning, papa-poule et désespéré à tuer le temps qu’il lui reste à purger en jouant de la batterie ou travaillant ses tours de magie…
Mais son ennui va très vite être bousculé par un coup de fil du professeur Hank Pym (Michael Douglas) qui l’appelle à la rescousse pour sauver sa femme (Michelle Pfeiffer) prisonnière du monde quantique depuis 30 ans.
Malgré son interdiction de quitter son domicile, Paul ne va pas hésiter une seconde pour renfiler son costume dont la taille est variable à volonté (et même parfois sans sa volonté…), d’autant plus qu’il va être être très vite piqué par le charme irrésistible de Hope van Dyne, la fille du professeur expert en physique quantique, parfaitement interprété par le corps à taille de guêpe de la très sexy Evangeline Lily (qui m’avait déjà bien fait craquer dans Lost – Les Disparus.

Le scénario se complexifie un tantinet avec une bande de malfrats dont l’intelligence semble avoir elle aussi été désintégrée dans le tunnel quantique mis au point par le professeur, et qui tente désespérément de s’emparer du laboratoire de Pym.
Mais ce n’est pas tout, un nouveau personnage énigmatique aux atomes disloqués fait son apparition, avec la ferme intention (c’est vraiment tout ce qui lui reste de ferme d’ailleurs) de mettre la main sur la colossale énergie qui pourrait être extraite des tréfonds subatomiques dans lesquels est coincée la maman de la guêpe…
Le Fantôme serait d’ailleurs la seule figure animée par une profonde rancoeur qui pourrait tout anéantir sur son passage, s’il n’y avait la présence du Dr Bill Foster, concurrent froissé du Professeur Pym et tuteur d’Ava (la fille-fantôme). Foster est là pour tenter de garder dans la réalité sa jeune pupille. Le rôle, comme un clin d’oeil, est tenu par Laurence Fishburne, l’imperturbable Morphéus qui offre une pilule bleue ou une pilule rouge au dubitatif Néo dans Matrix.

Dans ce Marvel, pas de violence exacerbée par des haines incommensurables et des luttes de pouvoir hégémonique, pas de destructions massive, mais de l’humour, de la dérision, de l’amour filial et familial (à regarder au second degré tout de même parfois…).
Rythmé par des saccades de gags simples mais efficaces, des cascades aux effets spéciaux jonglant sur des jeux désorientants d’échelles, et une trame qui ne s’effrite pas, le film est bien ficelé et on se laisse embarquer sans se poser de question dans les véhicules miniaturisés fonçant à toute allure dans les rues de San-Francisco comme on se laisse bercer par les images improbables des décors quantiques visités par nos héros.

Et bien sûr, comme dans chaque Marvel qui se respecte, beaucoup d’indices, jusqu’à la fin, pour lier l’histoire à la saga générale et lancer un teaser qui en dit long sur la suite…

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