How to talk to girls at parties

Sur un fond imbibé du courant punk des années 70, Enn (Alex Sharp) et ses comparses alcoolisés ou sous substances sont en pleine crise d’adolescence.
Il n’est pas encore l’heure d’être adulte, mais leurs hormones hurlent aussi fort que les Ramones leurs envies de sexe et de liberté absolue.

Lors d’une soirée bien arrosée (et bien enfumée), alors qu’ils cherchaient un raccourci qu’ils ne trouvèrent jamais, ils atterrissent, attirés par des lumières et une musique des sphères qui gravitaient un peu trop fort dans leurs cerveaux embués.
Ils se sont faits refoulés dans d’autres soirées trash un peu plus tôt dans la nuit, mais dans cette vieille bâtisse abandonnée, ils se trouvent accueillis à bras ouverts par d’étranges personnages aux costumes, aux danses et aux moeurs qui les déstabilisent au plus haut niveau.
Les filles y sont des créatures splendides et ne semblent pas farouches du tout, bien au contraire…

Enn tombe sous le charme magnétique et diaphane de Zandra (Elle Fanning), qui lui demande de lui « apprendre » le punk. Mais sous ses airs de jeune fille pure et innocente la déesse s’avèrera être une initiatrice aussi déjantée que les Siouxies en concert.
Le secret de son énergie indomptable est qu’elle est une extra-terrestre en survie, en mission de colonisation possible de notre bonne vieille Terre !

Sous l’invraisemblance de cette histoire d’aliens dont la culture le comportement social semblent être aussi inflexibles que la société haïe par le mouvement Punk de l’époque (en plein Jubilé d’Elizabeth), la métaphore de la découverte du corps, du sexe et de l’épanouissement libéré est bien amenée par réalisateur de « Shortbus ».
John Cameron Mitchell s’est inspiré d’une nouvelle du Britannique Neil Gaiman, pour développer une nouvelle fois sa fascination pour la fibre rebelle et contestataire de l’adolescence, à travers un film inclassable, entre la SF et la comédie musicale romantique.

A noter la présence excentrique de Nicole Kidman en leader punk au look issu du croisement entre Vivien Westwood et de Pris (Blade Runner).

Presque puériles parfois, mais le concept est revendiqué et assumé, certaines répliques peuvent aussi être touchantes et ne pas manquer d’un certain degré de profondeur.

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