Solo : A Star Wars Story

Solo : A Star War Story

Ron Howard a été appelé in extremis par Georges Lucas pour voler à la rescousse de la réalisation de ce dernier opus de Star Wars, les deux réalisateurs de départ, Phil Lord et Chris Miller ayant été remerciés par la production pour leur catastrophique approche de ce spin-off.
Mais le brillantissime réalisateur (Da Vinci Code, Appolo 13, Willow) n’aura pas réussi à sauver du désastre cette superproduction.

Si les scènes épiques de poursuites infernales s’enchaînent à la vitesse de la lumière, le scénario nous plonge regrettablement dans l’hyperespace de l’ennui sidéral.
Difficile pour Alden Ehrenreich d’endosser le rôle de ce tumultueux et désinvolte cow-boy de l’espace imprégné à jamais par le charismatique et mythique Harrison Ford.

Pour meubler, et sûrement justifier l’inutilité de ce film ou a minima raccrocher les fans, on apprendra pourquoi le jeune Han s’est vu affublé de son nom improbable, comment le bandit le plus sexy de la galaxie a rencontré son co-pilote poilu et grognard Chewbacca, comment il est devenu « propriétaire » du légendaire Faucon Millenium…

Le petit clin d’oeil à la défense de la cause des droïdes et le développement autour du combat mené par une touchante représentante de l’un d’entre eux contre leur exploitation esclavagiste nous amuse quelques secondes, mais ne suffit pas à donner un peu de profondeur aux propos échangés, voire vire au pathétique.

C’est un flop désastreux, une trame irrémédiablement vide qui entraîne désespérement le scénario au fond  d’un puit gravitationnel aussi profond que la Gueule du Maelstrom Akkadais.

Il est peut-être temps que l’histoire s’arrête, avant de perdre définitivement les derniers aficionados de la saga culte.

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